Après avoir quitté Nimbin, j’ai passé une nuit à Brisbane ou j’ai passé la soirée avec l’israelienne et Timor, l’allemand, qui venais juste de s’acheter un van à Sydney (merci eBay), le lendemain nous sommes partis tous les trois en van jusqu’à Brisbane ou j’ai pris mon bus pour Mackay, à 2000 kilomètres au nord, Après 20 heures de bus me voilà arrivé à Mackay, une ville morte à l’ambiance très endormie.
Timor, tout content dans son nouveau van !
Oui mais dans ce cas pourquoi avoir choisit cette ville ?
A Nimbin j’ai trouvé un prospectus sur une « auberge » plutôt sympa, en pleine forêt tropicale et tout juste à 2 kilomètres de Eungella National Park (mon premier parc !), j’ai donc foncé vers cet endroit. Je suis arrivé à Mackay à 7h30 du matin, et là une longue attente à commencé, j’ai appelé le backpackers à 10h, car il est à 70 kilomètres de la ville, juste à coté de Finch Hatton (bled paumé dans la campagne, la seule occupation de la ville ce sont les cannes à sucre et le pub), le mec de la réception (en fait, Damian, on y viendra plus tard) m’annonce qu’il viendra me chercher à 16h…Vous imaginez ma frustration à ce moment là, au programme j’ai fait quelques achats (une tente et quelques babioles) et j’ai patienté pendant toute cette journée à ne plus savoir quoi faire, et là à 17h (1h de retard), une voiture s’est arrêté et j’ai rencontré Damian, un australien d’une quarantaine d’années travaillant à Platypus Bush Camp (Platypus = Ornythorinque) afin d’être hébergé et manger gratuitement, autrement dit du WWOOFING. En route nous nous sommes arrêté au Bottle Shop pour acheter de la bière, histoire de comprendre l’ambiance australienne je pense, et nous sommes partit en direction du camp, je me suis rapidement aperçu que j’allais devoir monter ma tente dans la nuit…Mais en arrivant je me suis rendu compte que la nuit dans une forêt tropicale il faisait vraiment noir, j’ai monté ma tente aussi bien que je pouvais (ça ressemblais à un vulgaire « machin » <- oui, il n’y a pas de mot pour qualifier la chose
) et j’ai rencontré des bebettes pas très accueillantes, les crickets !
En France c’est sympa, ici c’est tout noir, ça doit bien faire 6cm (sans compter les antennes qui doivent en faire 5…), bref sacrée nuit dans une tente à moitié monté !
Le lendemain j’ai rencontré Wazza (Warren de son vrai prénom), un homme de 58 ans faisant un peux plus vieux que son âge à cause de sa grosse barbe, un vrai « bushman » à l’état pur qui ne comprenais rien de l’anglais que j’avais appris…Vraiment pas une mince affaire et je l’ai surtout rencontré dans de drôles de circonstances, je m’apprétais à me servir de la cuisine quand il a commencé à gueuler des choses incompréhensibles, en gros la cuisine n’est pas pour les campeurs mais pour les gens qui dorment dans les cabanes…J’essaie de lui expliquer que ce n’est pas possible, je n’ai pas de matériel pour cuisiner, je voyage à pied, mais il ne veut rien comprendre, je m’engueule avec lui et je me tire voir Damian pour lui demander si je peux me servir de son gaz, il accepte volontiers, m’offre une coupe de thé et ensuite je pars pour le parc national à 2 kilomètres, le chemin est long sous un soleil d’acier mais jolie petite ballade et surtout une grande récompense m’attend : la découverte de Eungella National Park !
Certainement pas le plus beau d’entre tous mais magnifique pour les yeux de tout les spectateurs comme moi, beaucoup d’aussies et de néo-zélandais, je m’avance dans cette forêt comme je n’en avais jamais vu auparavant, m’imagine refaire une scène d’Indiana Jones et arrive vers un croisement, un chemin vers Araluen Cascades et un autre chemin vers Wheel of Fire, bloqué à cause des récents feux qui ont endommagés pas mal de chemins dans le parc national. Je suis une personne sage et je décide d’aller seulement à Araluen Cascades pour voir, comme son nom l’indique, une cascade d’une jolie allure et surtout, j’avais la chance d’y être en fin d’après midi et, donc, sans touristes !
Araluen Cascade
Je repars tranquillement en, croisant quelques personnes et rentre pour le backpackers, je décide de tenir compagnie à Damian (pour cuire mes noodles !) et je revois Wazza, qui s’excuse mais qui me propose de bosser pour lui, en échange je serais, moi aussi, hébergé gratuitement, je pourrais me servir de la cuisine et j’aurais la nourriture gratuite, j’accepte !
Entre temps je recontre aussi un français d’une quarantaine d’années qui vit ici avec son fils, il est arrivé en Australie il y’a 17 ans, il a monté un restaurant et a gagné beaucoup d’argent, mais à tout perdu suite à un divorce (dangereuses les australiennes !).
La voiture du français, vous connaissez son prénom maintenant
Et je commence mon boulot, au programme : vaisselle, nettoyage des toilettes, des douches, ramasser les feuilles par terre (dans une forêt tropicale c’est pas si simple) et aider pour certaines tâches manuelles (comme préparer un pont pour relier deux cabanes).
J’ai passé deux semaines avec des australiens, sans voir beaucoup de touristes, sans électricité et à boire l’eau de la rivière (qui est très bonne cela dit).
C’est encore un endroit unique en Oz, ou j’ai vu beaucoup d’animaux (des pythons, de gros lézards, de gros crapauds, beaucoup d’oiseaux…) mais pas un seul ornythorinque (trop difficile à voir) !
Ce python, nous l’avons relaché, il trainais prés des oiseaux, Wazza l’a choppé avec une canne a pêche ! (methode de bushman)
J’ai aimé Platypus Bush Camp, j’y ai encore appris beaucoup et je suis super content d’avoir pus rencontrer de véritables australiens.
J’ai fait une promesse à Wazza, je repasserais le voir pour parler, non pas anglais mais australien avec lui.
J’ai beaucoup de choses à raconter sur cet endroit magnifique mais ce serais trop long à décrire, la vie australienne est parfois surprenante et j’y reviendrais peut être plus tard.
Cheerse mates !
Rock’n Roll !
Goanna mort sur le bord de la route
kookaburra !
Wazza, l’image est flouttée, mais je la garde, bon souvenir.
La première fois que j’ai vu cette chose je me suis arrêté 3 minutes mais en fait ce n’est qu’une vulgaire statue
PS : Je rajouterais des photos demain sur le billet.
PPS : Un peux de retard, je suis a Cairns et j’attend de trouver un cybercafe potable, la c’est leeent.

























