Tasmanie, la fin d’une etape et le debut de la derniere ligne droite

Après mes aventures mémorables je suis donc arrivé à Coles Bay aux abords du Freycinet National Park, un des plus beaux endroits de Tasmanie ! Un seul hic, plus que 50$ avant de retrouver du boulot, et je me permet l’impensable, une nuit dans une auberge, j’était confiant et dans le métier que j’ai choisi (commerce, vente principalement) j’ai l’habitude de dépenser tout ce que j’ai pour afficher ma confiance et être sur de moi à tout moment, afin de concrétiser mon spitch et de ne plus avoir le choix, de gagner plus (enfin, faut bien se trouver une excuse quoi, j’aime bien dépenser c’est tout). En bref voilà ce que j’ai dépensé dans mon premier jour :

- Une nuit dans un backpacker / 25$

- Paquet de pâtes dans le seul magasin du bled / 4$ (je les paies 80 cents dans les woolworth [genre de Leclerc] normalement)

- 1h internet / env. 8$ (c’etait vraiment cher !)

- 1 Grande bière (probablement une Boags, bière tasmanienne) / env. 5$

Soit un total de 42$ pour ma première journée, il me restait donc moins de 10$ à la fin de ma première soirée, de quoi passer une nuit excitante pour le lendemain ! Le lendemain aux premières heures je suis donc partit à la boulangerie qu’un français m’avait conseillé pour bosser (pas pour me payer un putain de croissant !), je les avais déjà appelé, et je pensais que ça allait le faire, mais malheureusement, ils m’ont suggéré de revenir un peux après janvier car la saison n’était pas commencé (nous devions être début décembre à ce moment)…Je lui ai dis que je n’avais pas le choix et qu’il me fallait un boulot, elle m’a conseillé d’aller parler au patron de l’épicerie, il me rèpéte le même chose, outch ! Je peux vous dire que ça remet tout en place, du genre «Bon je fais quoi maintenant ?».

Finalement j’ai décidé de persévérer à Coles Bay, je me suis renseigné pour un terrain de camping gratuit, le jeune qui bossais à la réception du backpacker m’a conseillé d’aller au « River and Rock », à 8km. C’est partit !

Un petit coup de stop et 30mn après j’y était ! Je décide de poser ma tente à l’endroit que je voulais, sous un arbre, le meilleur endroit du campeur quand la tente n’est pas waterproof, l’arbre peut s’écrouler sous la foudre, ça ne me fera que de me pousser un peux plus la corde au cou ! «I don’t care», j’ai du me dire en anglais pour me dire que j’avais pas tout perdu :D

Néanmoins, c’était un chouette camping gratuit, la place était jolie, le fleuve tout à coté ou des millions de petits crabes s’occupent à plonger dans l’eau, et moi tout impressionné par le son que ces petites créatures peuvent exercer, toutes leurs petites pattes grattant le sable provoquent une musique des plus impressionnantes, bon je vais pas vous mentir, ça va bien 5 minutes mais après on a vite fait à se barrer tellement c’est horriblement ennuyant, mais tout de même un beau spectacle, je m’en souviendrais, pourtant c’est quelque chose de simple qu’on a pas besoin de venir voir en Australie, je suppose qu’on voit même spectacle en France à certains endroits, mais pourtant je n’avais jamais vu ça, et c’est l’Australie qui me l’a montré.

Après ce petit moment d’amour avec les crabes multicolores venus de l’espace, je suis allé me faire des pâtes avec mon super réchaud ! j’utilise mon eau que j’avais pris en réserve, une bouteille d’1,5L et ma gourde d’1L pour faire les pâtes, ça chauffe ! Ready to eat ! Heu, non…Avant de manger je suis allé vider l’eau des pâtes dans le fleuve en prenant soin de ne pas écraser ces salauds de crabes et je me suis mangé ça un peux partout, devant les crabes en leur jetant 1 ou 2 pâtes pour voir si ils allaient se jeter dessus et tout engloutir en une bouchée, mais finalement ça ne les intéressais pas. Après j’ai mangé ça devant les wallabies qui étaient trop craintif pour s’approcher et je me suis enfin posé devant ma tente, la nuit est tombé, je me suis donc couché, avant de m’endormir sous les cris et les combats des opossums tout autour de moi pour savoir à qui allait pouvoir se lécher la gamelle des pâtes en premier.

Le matin je me suis réveillé sous un peux de pluie, avec ma gamelle 10 mètres plus loin, j’ai refait mon sac, et suis repartit vers Coles Bay en stop ! Ca à duré 5 jours ces allers-retours. Entre temps je laissais chaque jours mon sac à la réception de l’auberge / terrain de camping payant, et un jour ou j’était désespéré, il me dit (le jeune de la réception) «ma girlfriend est française», je lui dis «Ah ouais, elle parle français et tout ?» (question intelligente mine de rien), il me répond qu’elle le parle un peux et que sa mère, qui elle est née en France, vis à Bicheno, 30 kilomètres plus loin et qu’elle à même un restaurant là bas ! J’était étonné ! Mais ils sont partout ces français !

Et un jour ou je faisais du stop, encore plus désespéré que jamais, je rencontre cette fameuse fille, Stephanie ! En effet elle parle un peux et comprend un peux le français, on discute rapidement, et me dit qu’elle parlerai de mon cas à sa mère, elle connais un vigneron qui pourrait peut être me filer du taff. Elle me dépose au camping, me propose des noisettes, je décline l’offre, avec regret dans la soirée, tout seul et sans tabac à fumer (et oui en plus de cela, 2 jours avant, un mec me prend en stop et me dépose à Swansea, 40 bornes plus loin, je pense, je lui dis alors qu’il n’a qu’à me déposer prés de la plage pour que je pose ma tente, j’ai bien dormi, mais j’ai du perdre mon tabac dans son 4×4…Merde, il m’arrive que des trucs comme ça à moi !), comme un David Lewis qui affronte l’antarctique (j’ai lu son bouquin parlant de son périple de l’antarctique en solitaire, et maintenant je fais mon malin !) je n’ai pas baissé la tête et ai vu devant (au moment ou j’écrit cette ligne, j’écoute une musique de vainqueur, d’ou le coté positif), afin d’avoir cette fameuse positive attitude, et j’ai dormi tranquillement, avec ce son des vagues que j’allais entendre encore quelques temps par la suite.

Le lendemain de ma rencontre avec la fille aux noisettes, Stephanie, je suis retourné à Coles Bay pour relancer le supermarché cette fois, et en déposant mon sac, ils me disent tout les deux (Steph et son copain, dont je parle plus haut [Jacob]) que sa mère avait peut être trouvé quelque chose pour moi et qu’elle pouvais m’aider, ils me donne l’adresse du restaurant et j’y fonce, en stop encore, à 30km cette fois.

Bicheno. 3 mois.

En m’approchant de cette vieille maison, j’était assez anxieux et ma confiance, cette fois était au plus bas, mais après avoir vu Christianne et son joli jardin, qui à un petit coté féerique à certains moments, je me suis rassuré. Elle m’a aidé à trouver du travail et m’a sortit de cette impasse, nous avons passé noël ensemble, le jour de l’an, et tout les bons repas me changeait des pâtes et des noodles si fidèle au voyageur d’habitude (j’en rajoute !).

Christianne si vous lisez cet article, j’aimerais vous remercier pour toute l’aide que vous m’avez apporté durant mon voyage, vous m’avez accueillit comme un roi dans votre famille. Vous êtes une femme libre, une femme de caractère, intelligente et avant tout avant-gardiste, après tout vous avez voyagé bien avant beaucoup de backpackers en Australie (sans parler des autres pays du monde), nous suivons vos pas, ou plutôt nous créons nous aussi notre libérté. Je peux vous le dire, le saumon me manque aujourd’hui que je suis dans l’outback ! Mais en fait c’est en rentrant en France que ça va me manquer réellement. Car ici je me sent vraiment libre. Et merci pour les longues discutions et pour un bout d’histoire de votre vie que vous avez voulu partager et qui m’a beaucoup intéressé, avez vous retrouvé la fameuse photo en Israél ?

Peux importe, merci Christianne, Stephanie et Annabelle. Je ne vous oublierais pas.

Après cette petite séquence émotion dont je tenais beaucoup à partager, nous pouvons reprendre la suite de l’histoire en résumé.

J’ai donc passé du temps à Bicheno, là bas je n’était pas tellement intéressé pour causer avec du monde et j’ai perdu légèrement de mon anglais, je parlais évidemment beaucoup français puisque Bicheno c’est un peux le village français de Tasmanie, le maire, ce bon vieux Bertrand, est français (au passage j’ai bien aimé ses histoires sur son temps d’armée en Nouvelle-Calédonie), ce sont environs 8 français qui vivent dans ce petit village côtier de quelques 500 habitants. Et je comprend bien pourquoi, car moi aussi je me vois facilement vivre là bas, c’est très joli, calme, accueillant…Bref, rien de mieux pour s’y poser un moment. Mais malgré tout pour mon anglais je ne regrette rien, car j’ai eu quelques cours de grammaire anglaise par Christianne, et ça m’a bien aidé !

J’ai quand même passé quelques soirées, une ou j’ai fini tellement saoul (non, en fait j’etait juste bien, hein) que je me suis endormi dans la pelouse (en gros le parking de la fête), une autre avec un belge (dont je reparlerais plus tard) ou j’etait tellement bourré que j’ai perdu mon deuxième portable (outch, je suis grave, faut arrêter de boire), ensuite une grosse soirée dans un ranch avec deux bretonnes et le belge ou je voulais tellement être bourré (comme ce fameux belge, qui était déjà en train de ronfler dans la voiture) que j’ai pas trop fait gaffe au temps et que j’ai dit pas mal de fois aux filles qui voulaient rentrer « attendez j’en reprend une dernière », à un moment elles ont du me dire « cette fois ci on se casse avec ou sans toi Remi », là j’ai du rajouter « non, attendez j’en reprend une dernière » et c’était vraiment la dernière bière je pense mais quand je suis allé à la voiture, elle n’était plus là !

Sous le choc je suis retourné à la soirée, j’ai écouté 10 minutes un DJ en carton qui croyait faire de la techno alors qu’il jouait une éspéce de daube inqualifiable (un peux de la bonne vieille tektonik quoi), alors j’ai décidé de me casser à pied, il y avais bien quelques kilomètres à faire tout de même et dans le noir complet dans les chemins, alors j’ai marché (un peux de travers, j’en tenais une bonne), j’ai vu les taureaux, là je me suis dis qu’il fallait peut être faire gaffe, mais finalement une voiture m’a pris en stop sur le chemin et je suis rentré tranquillement quand j’ai retrouvé la voiture de mon ami belge dans le parking du supermarché, il dormais, je toque au carreau pendant 15 minutes avant qu’il se réveille, « alors ça va mieux, toi ? », il me répond « bah ouais mais qu’est-ce qu’il s’est passé, on est ou là ? »…Alors je lui dis « Bah tu te rappelle que demain tu prends ton bateau pour retourner à Melbourne, bein, tu devais juste boire deux bières, et finalement t’a pas arrêté de la soirée…Ah ton bateau il est à 7H et tu dois rouler une centaine de bornes avant, bah ouais je crois que le mieux c’est de prendre le bateau de ce soir, quant à moi je suis rentré en stop », je me suis endormi dans la voiture, je me suis réveillé vers 5h, me suis demandé ou j’était, ai repris mes esprits et je suis rentré dans mon humble demeure, ma belle tente qui m’a quand même bien servit (par la suite j’en ai eu une nouvelle, 3 places, que Christianne m’avait prêtée, et waterproof de plus, un palace).

En début d’après midi, j’ai dit au revoir à Amaury (le belge), et ai continué mes différentes occupations. Parmi ces occupations j’ai beaucoup lu de livres de toutes sortent que Christianne avait en français, des livres comme « Mermoz », « La Colère Végétale », « Le Dossier ODESSA »…A vrai dire j’en ai lu tellement que j’ai oublié pas mal de titres, ça ma fait du bien de replonger dans la lecture (je ne lisais plus beaucoup depuis 2-3 ans).

Je suis allé deux fois à Wineglass Bay, une des plus belle plage du monde, c’était sympa et ressourçant de se retrouver dans la nature, j’en ai profité.

J’ai fait un tour dans l’aquarium de Bicheno, j’était assez déçu c’était vraiment un aquarium de la taille d’une chambre avec deux trois poissons, langoustes et hippocampes.

Je suis aussi allé au parc animalier de Bicheno ou j’ai enfin pu découvrir les fameux et uniques Diables de Tasmanie, nourrir des kangourous, revoir ces fameux Tiger Snake dont j’avais déjà croisé la route dans les vignes…Ce fut une chouette après-midi ou je suis rentré à pied sous la pluie et ou j’ai fini, bien entendu au pub afin de me réchauffer.

J’ai fait différents boulots, dont Plongeur dans un restaurant (maintenant je suis un As de la vaisselle), déménageur pour un magasin, debroussaillage de buissons pour la patronne (non c’est pas ce que vous pensez, attendez la suite) d’un magasin qui avait une super maison « de la mort qui tue » dans le bush, alors fallait enlever tout les buissons pour empêcher les feux (la bas je me suis battu avec des fourmis très méchantes, les jackjumper, et un petit scorpion à la pointe toute rouge), j’ai aussi travaillé un petit temps dans les vignes, j’ai fait de la peinture…etc. De quoi avoir pu mettre un peu d’argent de coté mais pas vraiment finalement.

Travailler pour voyager quant on voyage c’est difficile, et aujourd’hui, ou je me trouve, je le sais bien. Mais c’est encore un autre sujet dont on viendra plus tard.

J’ai gardé contact avec mon pote belge et nous avions prévu de partir ensemble vers l’ouest pour bosser ensemble et quand la date s’est précisé je suis partit un peux avant à Hobart avec Stephanie car elle y allais, j’ai pu revoir mes potes d’Hobart dont Raphael, le français qui vivais chez les chinois (il a déménagé entre temps, et vivais maintenant avec de jeunes australiens) et qui m’a hébergé quelques temps, je lui ai dis que je partais d’ici quelques temps dans l’ouest pour trouver du boulot, ça l’a intéressé, il m’a demandé si il pouvais venir avec nous, il était temps de lui rendre la monnaie de sa pièce et j’ai donc appelé mon pote belge, c’était OK.

Nous avons passé une bonne journée à Hobart et je suis rentré avec Stephanie à Bicheno, je suis partit 1 semaine après. Quelques aux revoirs, dont un très rapide à Christianne car j’allais être en retard à mon bus, et finalement ce bus je l’ai loupé, je suis donc partit à Hobart en stop (env. 150km, voir 200km je pense) et ça a été assez rapide, j’ai retrouvé Raphael à Hobart, j’était encore hébergé chez lui, dans sa nouvelle baraque, nous avons pris un billet d’avion chacun pour Melbourne, nous avons passé une dernière soirée à Hobart avec ses colocataires, des autres gens de son taff, mon pote Kris, un de ses amis, et un homme que j’avais déjà vu avant mais à qui j’avais jamais parlé mais qui connaissais bien Raphael et ce fut une excellente dernière soirée, le lendemain, Stephanie nous a emmené à l’aéroport, nous avions quelques restes de la veille (je veux dire par là que nous étions encore à moitier en train de décuver, surtout Raph), là bas j’ai revu Simon, un jeune français qui connaissais le maire de Bicheno, Bertrand, et qui a passé une soirée avec nous dans le restaurant avec un excellent repas (carré d’agneau, pommes de terres sautées dont je veux la recette, maringo, fromage…) qui s’est fini par du Calvados, autant vous dire qu’aprés ça on dors sereinement. Donc on a pris l’avion ensemble par coïncidence, on s’est séparé à Melbourne car lui allais à Brisbane et nous devions retrouver Amaury deux jours après, nous avons donc dormi dans un parc à St-Kilda (quartier de Melbourne, et oui c’est une bonne méthode de planter sa tente dans les parcs, c’est gratuit) et finalement nous sommes partis le lendemain avec Amaury après avoir fait les présentations nécessaires.

J’était de nouveau en Australie, mainland , et ça faisait plus de 6 mois que j’avais quitté la France.

Pour finir.

 J’aimerais faire un bilan de mon voyage, aujourd’hui, nous y viendrons un peux plus tard, je me situe bien entendu dans l’ouest, non pas prés de la côte mais à Kalgoorlie-Boulder, je travaille durement pour continuer mon voyage que j’ai commencé il y a prés de 8 mois maintenant, le temps passe vite, trop vite, et ce même si quelquefois mon moral n’est pas à la hausse (manque d’argent, travail pas top, bloqué dans un endroit), j’espère juste aller dans le Northern Territory (Territoires du Nord) pour visiter ce que je peux (Kakadu National Park, Katherine Gorge…) et redescendre jusqu’à Alice Spring pour voir le fameux Uluru (anciennement connu sous le nom anglais d’Ayers Rock), puis enfin si j’ai l’argent aller jusqu’en Nouvelle-Zelande pour y passer un petit mois, voir de la pluie et voir de la neige et peut être même faire du ski (on sera l’hiver). Le bilan, je ne le ferais pas, du moins pas pour l’instant, car il risquerais soit d’être trop positif, ou soit trop négatif, il faut un juste milieu et ça je ne suis pas capable de le faire pour le moment car je ne le trouve pas en Australie. Et encore une fois, nous y reviendrons plus tard. J’ai été long pour écrire un nouvel article, je suis pas mal occupé, je travaille pas mal, le prochain article sera rapide à rédiger car il sera plus court, bien plus petit ! et ensuite nous arriverons à jour du blog, si je le peux pour vous parler de mon étape actuelle dans ce qu’on appelle l’outback, le desert australien.

 HORS-SUJET mais tout de même très important :

Bon anniversaire à mon frêre Fabien (15 mars), je te souhaite tout pleins de bonne choses frangin, a bientôt pour l’apéro ! Prend soin de tu sais qui. Bon anniversaire Teddy (14 avril) , j’espère bien que tout ce que tu souhaites pour toi va se réaliser, tu le mérites et commence l’année de tes 20 ans par un alcool de qualité, pas l’espèce de daube que je bois ici (mais ça me convient, tu sais je suis pas trop difficile) ! Toi non plus, Quentin je ne t’oublie pas, happy birthday à toi aussi et bonne chance pour tes prochains concours ;) Je ne le faisais pas avant, mais faire passer mes messages par ce blog, ça peut aussi être très sympa, et j’essaierais de continuer cela jusqu’à la fin de ce blog.

Catch you later !

PS :  Je rajouterais les photos plus tard, je dois aller bosser.

Publié dans:  on avril 14, 2009 at 5:37 Commentaires (3)

Townsville, mais avant Proserpine et ensuite Magnetic Island !

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Du chemin depuis Magnetic Island, j’en ai fait, et je suis aujourd’hui en Tasmanie (ou Tassie pour les  intimes), mais je vais déjà illustrer les aventures précédentes en continuant aujourd’hui par Townsville, la ville ou je me suis dirigé après avoir quitté Mackay à 400km.

 

J’y suis allé en faisant du stop, il m’a suffit de deux après midi au soleil, j’ai passé une nuit dans un village paumé du nom de « Proserpine » à mi-chemin vers mon objectif. J’ai là bas passé une nuit horrible dans un vieux pub crasseux blindé à rabbort de vieux alcooliques style «PMU» en France et avec une climatisation qui faisait un bruit de machine à laver (vous savez, celles des années 70) toute la nuit, mais tout s’est bien fini, je ne me suis pas fait séquestrer !

Et ce fut enrichissant :D

 

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 La route ou je faisais du stop le premier jour.

 

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Le lendemain il me restait encore 200km à parcourir, je suis donc allé tranquillement à la sortie du village aux environs de 12h, une petite heure d’attente sous le soleil à injurier les voitures qui ne s’arrêtaient pas (mais ce n’étaient que des voitures, c’était pas  si méchant :D ) et enfin à quelques mètres de moi (bon peut etre 50m en fait) je me suis aperçu qu’une voiture s’était arrêtée sur le bord de la route spécialement pour mon illustre personne, je cours vers la bagnole et je fais la découverte de deux backpackers, une allemande qui conduisais et un français qui avait trouvé une annonce dans une auberge d’Airlie Beach pour une proposition de lift (autrement dit un échange de frais pour aller dans une direction paticulière en voiture ou tout autre moyen de locomotion mieux que du stop), c’est là qu’il a connu cette fameuse conductrice et étaient partis dans la même direction que moi le lendemain.

 

Dans la caisse c’était sympa, nous avons écouté du Noir Desir ou autres musiques biens françaises, sur la route nous avons même croisé une mangue géante, une particularité australienne qu’ils s’efforcent de préserver, en effet partout dans le pays vous pourrez retrouver des statues géantes de leurs choses adorées, comme le grand Pingouin, la grande banane, la grosse écrevisse ou toutes autres joyeusetés tellement intéressante mais qui font le bonheur des touristes (bon plus des touristes australiens en fait).

 

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Après avoir pris une petite photo obligatoire, nous avons continué cette longue route jalonnée seulement par de vieux eucalyptus tout rabougris et un paysage très sec, le bush australien quoi (ou le premier sujet de discution intéressant devient la bière fraîche :D ).

 

Après cette longue période de solitude (pas vraiment mais c’est toujours plus intéressant de le décrire comme tel) nous sommes arrivés à Townsville, je me souviens de ce que m’avais dit Wazza : «Townsville, mais tu vas foutre quoi dans cette ville de soldats, ce sont tous des tueurs !», bah je n’en ai pas tellement vu que ça des soldats, j’en ai vu beaucoup plus sur la route quand je faisais du stop et à vrai dire j’en avais carrément rien à foutre.

Townsville n’est pas la ville la plus intéressante qu’il soit mais nous nous sommes posés dans un backpacker (avec le français et l’allemande) à passer 2-3 jours à glandouiller, j’ai visité l’aquarium (l’aquarium avec la plus grande variété de coraux au monde) et le musée d’histoires-naturelles, bien plus intéressant que l’aquarium qui finalement n’était pas très grand, le musée lui vaut le coup avec une belle petite réplique du Pandora (un peux style enfantin quoi mais toujours sympa) et d’autres histoires sur la vie en mer, des animaux et insectes australiens, de la vie dans les tropiques et pour finir un petit coin marrant avec des inventions simples, connues mais efficaces (pour moins de 10 ans…) !

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Big Spider ! :D

 

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Nemo ! 

 

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Ce jour là, le français est partit en direction de Magnetic Island, qui est en fait le point le plus intéressant de Townsville puisqu’il se situe juste à 30 minutes en ferry. Moi j’ai préféré attendre car je devais racheter une nouvelle tente et d’autres babioles pas très indispensables.

Quelques jours après je me suis moi aussi retrouvé sur le ferry en plein Pacifique tout en dégustant une bière sous un soleil radieux, belle la vie, en me dirigeant vers Magnetic Island, en arrivant j’ai pris le taxi (comme un con, j’aurais pu prendre le bus pour pas cher) pour aller sur Bungallow Bay ou m’attendait une jolie auberge avec bar, piscine, chalets…Bref, pas mal du tout comme backpacker (m’étonne pas de la pub qu’on trouve pour eux un peux partout dans le Queensland), sans vous parler du ZOO (que je n’ai pas fait, pas trop envie de faire le touriste avec un koala dans mes bras pour la photo ou tout le monde passe à la suite avec un sourire forcé), du restaurant, la totale !

 

…(bon j’exagère un peux mais c’était assez chouette comme endroit)…

 

J’ai revu deux français que j’avais vu à Townsville et nous avons loué une voiture le lendemain pour faire un tour de l’île, de biens jolies plages et paysages, mais pas vu un seul koala dans la nature malgré que l’île est assez réputée pour ces petits flemmards qui dorment et se nourrissent dans les eucalyptus. Dommage, j’en verrais bien plus tard sans être contraint à payer pour les voir dans un zoo, et puis l’île est tellement relaxante que j’y suis resté 1 semaine, j’ai même envisagé de bosser là bas pour le restaurant de l’auberge mais j’ai craqué et suis repartit vers Townsville ou j’avais un message du premier français que j’avais rencontré en stop, il était à Cairns, ma prochaine direction.

 

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Petit coucher de soleil :)

 

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Un bout de Magnetic Island vu du ferry.

 

Bonne petite période entre deux très bonnes périodes :D (précédemment Platypus Bush Camp dans le parc national et prochainement Cairns ou je me suis super bien éclaté !).

Publié dans:  on décembre 1, 2008 at 6:31 Commentaires (5)

Mackay, non…Eungella National Park ! Platypus Bush Camp

Après avoir quitté Nimbin, j’ai passé une nuit à Brisbane ou j’ai passé la soirée avec l’israelienne et Timor, l’allemand, qui venais juste de s’acheter un van à Sydney (merci eBay), le lendemain nous sommes partis tous les trois en van jusqu’à Brisbane ou j’ai pris mon bus pour Mackay, à 2000 kilomètres au nord, Après 20 heures de bus me voilà arrivé à Mackay, une ville morte à l’ambiance très endormie.

 

Timor, tout content dans son nouveau van !

Oui mais dans ce cas pourquoi avoir choisit cette ville ?

 

A Nimbin j’ai trouvé un prospectus sur une « auberge » plutôt sympa, en pleine forêt tropicale et tout juste à 2 kilomètres de Eungella National Park (mon premier parc !), j’ai donc foncé vers cet endroit. Je suis arrivé à Mackay à 7h30 du matin, et là une longue attente à commencé, j’ai appelé le backpackers à 10h, car il est à 70 kilomètres de la ville, juste à coté de Finch Hatton (bled paumé dans la campagne, la seule occupation de la ville ce sont les cannes à sucre et le pub), le mec de la réception (en fait, Damian, on y viendra plus tard) m’annonce qu’il viendra me chercher à 16h…Vous imaginez ma frustration à ce moment là, au programme j’ai fait quelques achats (une tente et quelques babioles) et j’ai patienté pendant toute cette journée à ne plus savoir quoi faire, et là à 17h (1h de retard), une voiture s’est arrêté et j’ai rencontré Damian, un australien d’une quarantaine d’années travaillant à Platypus Bush Camp (Platypus = Ornythorinque) afin d’être hébergé et manger gratuitement, autrement dit du WWOOFING. En route nous nous sommes arrêté au Bottle Shop pour acheter de la bière, histoire de comprendre l’ambiance australienne je pense, et nous sommes partit en direction du camp, je me suis rapidement aperçu que j’allais devoir monter ma tente dans la nuit…Mais en arrivant je me suis rendu compte que la nuit dans une forêt tropicale il faisait vraiment noir, j’ai monté ma tente aussi bien que je pouvais (ça ressemblais à un vulgaire « machin » <- oui, il n’y a pas de mot pour qualifier la chose :D ) et j’ai rencontré des bebettes pas très accueillantes, les crickets !

En France c’est sympa, ici c’est tout noir, ça doit bien faire 6cm (sans compter les antennes qui doivent en faire 5…), bref sacrée nuit dans une tente à moitié monté !

Le lendemain j’ai rencontré Wazza (Warren de son vrai prénom), un homme de 58 ans faisant un peux plus vieux que son âge à cause de sa grosse barbe, un vrai « bushman » à l’état pur qui ne comprenais rien de l’anglais que j’avais appris…Vraiment pas une mince affaire et je l’ai surtout rencontré dans de drôles de circonstances, je m’apprétais à me servir de la cuisine quand il a commencé à gueuler des choses incompréhensibles, en gros la cuisine n’est pas pour les campeurs mais pour les gens qui dorment dans les cabanes…J’essaie de lui expliquer que ce n’est pas possible, je n’ai pas de matériel pour cuisiner, je voyage à pied, mais il ne veut rien comprendre, je m’engueule avec lui et je me tire voir Damian pour lui demander si je peux me servir de son gaz, il accepte volontiers, m’offre une coupe de thé et ensuite je pars pour le parc national à 2 kilomètres, le chemin est long sous un soleil d’acier mais jolie petite ballade et surtout une grande récompense m’attend : la découverte de Eungella National Park !

 

Certainement pas le plus beau d’entre tous mais magnifique pour les yeux de tout les spectateurs comme moi, beaucoup d’aussies et de néo-zélandais, je m’avance dans cette forêt comme je n’en avais jamais vu auparavant, m’imagine refaire une scène d’Indiana Jones et arrive vers un croisement, un chemin vers Araluen Cascades et un autre chemin vers Wheel of Fire, bloqué à cause des récents feux qui ont endommagés pas mal de chemins dans le parc national. Je suis une personne sage et je décide d’aller seulement à Araluen Cascades pour voir, comme son nom l’indique, une cascade d’une jolie allure et surtout, j’avais la chance d’y être en fin d’après midi et, donc, sans touristes !

Araluen Cascade

Je repars tranquillement en, croisant quelques personnes et rentre pour le backpackers, je décide de tenir compagnie à Damian (pour cuire mes noodles !) et je revois Wazza, qui s’excuse mais qui me propose de bosser pour lui, en échange je serais, moi aussi, hébergé gratuitement, je pourrais me servir de la cuisine et j’aurais la nourriture gratuite, j’accepte !

 

Entre temps je recontre aussi un français d’une quarantaine d’années qui vit ici avec son fils, il est arrivé en Australie il y’a 17 ans, il a monté un restaurant et a gagné beaucoup d’argent, mais à tout perdu suite à un divorce (dangereuses les australiennes !).

La voiture du français, vous connaissez son prénom maintenant :)

Et je commence mon boulot, au programme : vaisselle, nettoyage des toilettes, des douches, ramasser les feuilles par terre (dans une forêt tropicale c’est pas si simple) et aider pour certaines tâches manuelles (comme préparer un pont pour relier deux cabanes).

 

J’ai passé deux semaines avec des australiens, sans voir beaucoup de touristes, sans électricité et à boire l’eau de la rivière (qui est très bonne cela dit).

C’est encore un endroit unique en Oz, ou j’ai vu beaucoup d’animaux (des pythons, de gros lézards, de gros crapauds, beaucoup d’oiseaux…) mais pas un seul ornythorinque (trop difficile à voir) !

 

Ce python, nous l’avons relaché, il trainais prés des oiseaux, Wazza l’a choppé avec une canne a pêche ! (methode de bushman)

J’ai aimé Platypus Bush Camp, j’y ai encore appris beaucoup et je suis super content d’avoir pus rencontrer de véritables australiens.

 

J’ai fait une promesse à Wazza, je repasserais le voir pour parler, non pas anglais mais australien avec lui.

 

J’ai beaucoup de choses à raconter sur cet endroit magnifique mais ce serais trop long à décrire, la vie australienne est parfois surprenante et j’y reviendrais peut être plus tard.

 

Cheerse mates !

Rock’n Roll ! ;)

 

Goanna mort sur le bord de la route

kookaburra !

Wazza, l’image est flouttée, mais je la garde, bon souvenir.

La première fois que j’ai vu cette chose je me suis arrêté 3 minutes mais en fait ce n’est qu’une vulgaire statue :)

PS : Je rajouterais des photos demain sur le billet.

PPS : Un peux de retard, je suis a Cairns et j’attend de trouver un cybercafe potable, la c’est leeent.

Publié dans:  on octobre 23, 2008 at 12:16 Commentaires (5)

Nimbin, fin d’une aventure au coin des hippies

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Je suis partit de Nimbin il y a environs 3 semaines de cela, et je souhaitais clôturer la chose sur un bilan après 1 mois passé là bas, Nimbin n’est pas une ville ou il faut s’arrêter seulement 2 heures, ni une seule nuit, c’est un lieu unique en Australie, j’ai la chance d’en connaître deux en Oz maintenant (je viendrais sur le deuxième un peux plus tard).

 

Avant de connaître Nimbin j’avais une vision différente des hippies, une vision populaire qui pensait que les hippies n’étaient que des junkies « Peace & Love, Anti-War » mais c’est bien plus simple que ça (ou plus compliqué pour certains :P ), en fait les hippies sont avant tout des gens très proche de la nature, plus proche que ce que je n’ai pu voir avant dans ma vie, prenons l’exemple de John, un vieil anglais d’une soixantaine d’années connaissant strictement tout sur ce qui l’entoure, il pourrais se construire un abris ou qu’il soit sur Terre, il pourrais trouver la plante pour se soigner, pour dormir ou pour rester éveiller, il pourrais reconnaître n’importe quelle espèce animale ici et je le soupçonne même de pouvoir communiquer avec eux :D

John et mes amis allemands ! Timor, Crusie et Marcus !

Mais c’est avant tout un grand solitaire, quelqu’un qui peut vivre seul, lorsque je lui ai posé une question sur sa religion, il m’a dit qu’il aimais Jesus, le « I love Jesus » d’un hippie je l’ai entendu, il disais ça avec un tel amour que je n’ai pas pu débattre plus loin, mais une chose est sur il n’est pas le chrétien que vous pouvez peut être connaître en France, il est bien plus que ça, il aime Bouddha et toute sorte de spiritualité, les hippies sont des gens qui ne cessent de se chercher, spirituellement parlant pour en apprendre sur eux même au fur et à mesure de leur long chemin. Il est aussi grand utilisateur de permaculture, une technique inventé en Australie (http://fr.wikipedia.org/wiki/Permaculture) et très populaire ici (j’approuve !).

Il n’a évidemment besoin de rien, il vit avec lui même et sa propre nature sans se soucier de quoi que ce soit, mise à part des « tueurs » (de la nature) des différents gouvernements.

Un homme en or, et faisant du thé génial (et oui le thé c’est vraiment courant pour moi maintenant, je le bois souvent avec un peux de lait et de miel), sans parler de ses beaux feux pour la pleine lune (oui car celle ci est très importante pour lui, et pour la plupart des hippies).

J’ai été le premier à lui souhaiter son anniversaire cette année et j’en suis très fier, il le mérite beaucoup.

 

Un hippie ce n’est pas un drogué, c’est quelqu’un de très spirituel qui peux te parler d’énergie positives, de destins et surtout c’est quelqu’un qui travaille sa positivité, combien de fois ais-je entendu « beautiful », « lovely », « nice », « magic », « amazing »…Que des choses positives, la négativité n’existe pas.

Josh, un vrai hippie comme on en voit rarement :)

 

Il ne faut pas s’attarder sur le village en lui même car il devient de plus en plus touristique mais en la culture abondante (aborigène et hippie), aux gens, à la vie alternative, aux paysages, à la nature, au coucher de soleil…Bref, encore une fois, le négatif n’existe pas, là bas il n’est pas rare que les gens se prennent dans les bras alors qu’il ne s’agit que d’une première rencontre, « l’amour des autres ».

 

Quand je parle de Nimbin, je vous parle de 100 kilomètres à la ronde, The Channon, Mullumbimby, Bungallow…Toute une culture s’est installée et des artistes, comme je n’ai jamais vu auparavant défilent sous les yeux de tous.

 

Saviez vous que dans les années 73 une mini-revolution (comme 68 en France, d’ailleurs c’était un exemple pour eux) s’est faite en Australie par les premiers hippies après avoir vu des dixaines d’irlandais succomber à cause d’une très grosse famine sans que le gouvernement ne fasse rien pour les aider ?

Saviez vous que Nimbin est situé sur un des plus gros volcans inactifs du monde ?

 

C’est une terre aborigène et ce n’est pas un hazard si des hippies ce sont installées ici.

 

Je n’ai malheureusement pas pris de photos du village en lui même, mais je réserve ça pour dans 1 ans, j’ai promis à certains de repasser leur dire « aurevoir ».

 

Nimbin est un lieu unique, il faut s’y intéresser pour comprendre son existence et sa philosophie, ça n’existe pas ailleurs (peut être en Inde ?) et c’est un lieux ou vous garderez le sourire rien qu’en y pensant.

 

Merci Josh (Nouvelle-Zelande), Mike (Australie), George (Australie/Grèce), John (anglais), deuxième John (Canada), Erika (Nouvelle-Zèlande), Alice (Tasmanie), Karl (Nouvelle-Zèlande), Simone (Angleterre/Argentine), Reut (Israel), Dirk & Nicole (Afrique du Sud), Malcolm (Australie), Nelson (Belgique) et tout les autres qui sont réstés moins longtemps mais qui ont pris la peine de s’y intéresser :)

 

Hironori est un japonais qui attrape de gros poissons dangereux !

Dirk (Afrique du Sud) adore tondre le gazon ! :D

Enorme python !

Ezechiel (France/Nouvelle-Caledonie) et Josh qui n’avais jamais savouré une crepe suzette !

Kim (Australie), Karl (Nouvelle-Zelande), Erika (Nouvelle-Zelande), Simone (Angleterre/Argentine), Alice (Tasmanie), Nicole et Dirk (Afrique du Sud), Joshua (Nouvelle-Zelande), Reut (Israel) et Nelson (Departement fran…Heu non, Belgique !).

See you next time my friends !

Have fun !

 

Publié dans:  on octobre 18, 2008 at 10:34 Commentaires (5)

Nimbin, mon auberge s’apelle Rainbow Retreat !

Je vous avais promis de remettre des photos très récemment, j’avais même promis des photos passionnantes, malheureusement je n’ai pas tellement eu l’occasion de prendre des photos très intéressantes et quand l’envie est arrivée je n’avais plus assez de batterie pour prendre de nouvelles photos, vive la technologie (non, le nikon est super au niveau de l’autonomie, je suis bien content).

Je vous avais deuxièmement promis de vous parler de l’auberge et de l’ambiance qui y régnait, je vous présente Rainbow Retreat à Nimbin, ville hippie ou la vie alternative est matière de mode et ou le cannabis et autres champignons sont vus pour une source d’inspiration par beaucoup.

Avant de parler de Nimbin en détail dans une prochaine note qui conclura mon séjour ici je préfère vous parler de ce que je peux voir dans l’auberge.

Je ne peux pas réellement vous dire de quand date le camp, mais il n’est plus très jeune, ça rappelle très les années 70’s, vous savez avec les fameuses couleurs oranges partout (non peut être pas à ce point là…) !

Dans le bâtiment principal il y a 5 chambres, Aquarius, Christiania, Polihale, Glastonbury et enfin, le mien, Woodstock, le dortoir de 6, celui avec le plus de foutoir, le belge en est responsable en grande partie (sans vouloir balancer quelqu’un) :D

On dois être une dizaines de personnes à être là depuis plusieurs jours, généralement les gens qui passent sont de passage pour une nuit ou deux, vous imaginez bien que je suis toujours à “peux prés” le seul idiot à ne pas parler anglais, mais tout va bien, maintenant je prononce « No worries » correctement, c’est même devenu célèbre dans le backpacker :D

(D’ailleurs petite parenthèse pour une petite crise de jalousie contre les allemands, ils parlent TOUS anglais parfaitement, et rien d’anormal là dedans, en Allemagne tout le monde parle deux langues…)

Revenons sur le sujet et parlons de l’auberge et de la description d’une journée type ici :

Le matin je me lève à je ne sais pas quelle heure, parfois tôt mais en ce moment je me couche assez tard, donc depuis quelques jours je me reveille aux environs d’11H aux sons des rires matinaux, je me sert un chocolat chaud (français oblige) ou plus souvent une coupe de thé au réveil que je bois au soleil en rejoignant les autres pour essayer de déchiffrer leurs phrases tellement bizarroïdes pour le français que je suis, mais petit à petit je parviens à avoir des discutions qui ne sont d’ailleurs, pas très facile à déchiffrer pour eux, cette fois ci.

Ensuite la matinée se termine et les « good morning » du matin deviennent les « good afternoon » d’après midi, là vers 14h je me fais souvent à manger, au programme des pates en sachets à faire cuire avec de l’eau et du lait, mais aussi parfois des steaks de kangourous, de la volaille…Bref, un petit truc sympa pour accompagner, par contre, je n’ai toujours pas trouvé de baguette de pain :D

Après avoir mangé il est conseillé de digérer, donc on digère en s’occupant (je me suis acheté un didgeridoo !), après, direction le village a 1 kilomètre environs, je passe au Rainbow caffe, je prend un jus de fruit ou un truc du genre, je vais faire quelques emplettes au supermarché du coin et je rentre tranquillement à l’auberge pour la récolte du bois, là on va ramasser le bois mort dans la forêt à coté pour le feu du soir, on reste ensemble, on discute, ou plutôt « j’écoute » :D

Le soir, le belge adore faire à manger, c’est parfois assez spécial mais en général ça reste tout de même (assez) bon, disons qu’il adore les expériences (moi aussi mais j’ai des limites) :D

Ensuite on se retrouve tous autours d’un bon feu avec du vin à 10$ les 4l, et nous discutons de tout est de rien, tout dépend de qui est présent, chacun donne son avis personnel et je peux assister à des débats ou alors débattre moi même sur les différents accents que j’ai pu rencontrer jusqu’ici.

Il y’a de la guitare, des notes joyeuses, des rires, moi engueulant le belge, des bambous qui explosent comme de vrais petites bombes dans le feu, parfois du didgeridoo bien joué par certains et d’autres fois moins bien joué (ridicule ?) par ceux qui apprennent, il y’a le chant des kookaburras et enfin il y’a du plaisir, et c’est ce à quoi tout le monde ici s’efforce de faire chaque moment, prendre simplement du plaisir et revivre chaque journée comme si le lendemain serait une journée encore plus belle.

La nuit se termine avec une infusion ou une dernière tasse de vin (oui pas beaucoup de verres ici). un dernier petit bordel dans la chambre avant de m’endormir tranquillement, comme chaque nuit.

La tente, un petit endroit sympa et zen ou l’on peux admirer plein de petits oiseaux le matin, les légendes racontent qu’un python de 3m vit ici !

Voilà une journée typique à l’auberge, donc c’est super sympa pour se relaxer et apprendre l’anglais mais je commence à m’apercevoir que malgré toute cette positivité, les journées se ressemblent, certes de nouveaux arrivent, mais rien de plus.

Ah oui maintenant, je me promène avec une petite boite pour mettre mes mégots, respectons la nature (en vérité, après m’être fait rouspéter une ou deux fois je suis bien obligé d’y passer !) !

Je suis également allé faire un tour dans un « marché » à 15km de Nimbin, je peux vous dire que c’est folklore les marchés ici, y’a pas de poissons ou de saucissons comme par chez nous mais des gens qui dansent sur de la musique vieille comme le monde et improvisée par qui le veux en mettant à disposition des djembés ou autres instruments mis à disposition, les gens marchent pieds nus avec des dreadlocks sur leur tête, des gens de la nature comme il doit en exister peux en France.

De quoi faire réfléchir.

Je n’ai plus qu’à attendre ma carte bleue que je dois recevoir ici avant de dire aurevoir à tout le monde et quitter ce petit bout de campagne bien charmant.

Le dortoir, mon lit est à gauche.

Petit coin repos à coté de la chambre, mon didgeridoo est sur le canapé et la boite de mon nouveau téléphone (telstra mobile) est sur la table  !

Publié dans:  on septembre 19, 2008 at 11:57 Commentaires (7)

Brisbane, suites et fin, arrivé à Nimbin

Me voilà partit de Brisbane depuis presque 1 semaine, la bas c’est la « River Party » et j’ai donc pu admirer un incroyable feu d’artifice, sans malheureusement avoir pu prendre beaucoup de photos, il y avais des milliers de personnes.

Je retournerais à Brisbane à la fin de mon voyage et j’en profiterais pour voir les deux, trois choses, que j’ai loupé.

Super gars que cet aborigène, trop balèse ce qu’il arrive à faire avec son Didgeridoo !

La je me situe à Nimbin dans une « communauté hippie », du moins dans une auberge super relax avec des gens très portés sur la mère nature. Je bois des infusions, du Maté principalement, venant d’Amérique du Sud.

Pour arriver à destination j’ai pris le bus jusqu’à Byron Bay, j’ai passé une nuit dans un hotel et je suis partit le lendemain à 13h vers Nimbin en compagnie d’une chinoise de Hong Kong, un chilien et un anglais. A un peux moins de 1h30 de Byron Bay la route est très vite passée, nous atterrissons dans Nimbin, la ville est colorée, je discute directement avec le groupe et je décide de rester ici quelques jours, l’anglais me suit et on découvre une auberge et un style de vie magique basée sur une confiance présente à tout moment de la journée, je découvre le style de vie purement communautaire, je n’ai jamais vu un tel amour pour la nature à part peut être dans Ushuaia avec le fameux Nicolas (pas Sarkozy, hein).

Ici il y a aussi de très grosses bébettes comme de grosses araignées monstrueuses, des serpents (un python est passé nous rendre visite il faisait 2m de long, malheureusement c’était le matin, je dormais) (ouais mais bon je l’ai quand même vu en photo ! :D ), de très gros lézards, de très gros crapauds pleins de poison, de gros oiseaux, des chauves-souris énormes et surtout de très sympathiques Wallabies !

Mon anglais progresse vite ici car je passe toute mes soirées, et mes journées, avec des anglophones, principalement des kiwis (New-Zealand), l’anglais et un belge faisant un tour du monde depuis 9 mois maintenant. Je bois du vin australien pour m’y aider, mais je réserve une note pour plus tard à ce sujet, c’est un sujet sérieux.

Alors c’etait bien sympa, c’est le genre de trucs ringard ou tout les australiens et asiatiques dansent sans se poser de questions avec un chanteur digne des plus grands animateurs du club Med’ :D

Bref, tout va à merveille, je vais rester ici quelques temps, j’attend ma carte bleue et j’ai même trouvé un français qui me propose un boulot, en échange il me propose de dormir gratuitement dans une caravane dans sa ferme, j’hésite mais c’est une bonne proposition.

En dernière note, le breakfast australien c’est quand même bien sympa (toast, bacon, oeufs…etc), les steak de kangourous au barbecue ça déchire et les mandarines de la taille des oranges c’est vachement cool !

Super van trés 60’s qui traine dans le camp.

Partie principale de l’auberge ou il y a notre dortoir, ce dernier porte l’humble nom de “Woodstock” :D

Je reviendrais bientôt pour décrire plus en détail la vie ici avec des photos, qui je l’espère, seront bien plus passionnantes que celles ci ! :D

Publié dans:  on septembre 8, 2008 at 9:11 Commentaires (2)